jeudi 24 février 2011

Le 5ème risque !

La maladie, la famille, les accidents du travail et les retraites sont les quatre branches de notre système de protection sociale. L’idée est d’en créer une 5ème pour couvrir le risque de "dépendance".

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Après les retraites, la question du financement de la dépendance des personnes âgées est le nouveau grand chantier du gouvernement. Une première série de mesures devrait entrer en vigueur dès 2012.

. Hausse de la CSG,

. restriction de l’Apa,

. récupération sur la succession des aides versées,

. obligation de souscrire une assurance privée,

. prise en compte du patrimoine…

Toutes ces pistes sont au cœur du débat de l'année 2011.



La grande vieillesse est-elle un risque ? On la concevait auparavant comme une chance ! la question à laquelle on ne sait ou l'on ne veut répondre, c'est : qui va payer ! L'idée même de la solidarité entre en conflit avec deux concepts dominants dans la politique du Gouvernement :
• si l'on ne travaille pas, on ne peut rien gagner !
• tout peut être occasion de "faire des affaires", y compris donc la gériatrie.

À cela, il n'est qu'une réponse possible : la solidarité des humains s'exerce de la naissance à la mort, sinon nous quittons toute civilisation.

http://www.notretemps.com/famille/dependance-financement-guide/2304-dependance-5e-risque/10005308-dependance-5e-risque.html

http://ramses.lyonne-blog.com/share/Image/as%20retraitejpg.JPG



lundi 17 janvier 2011

La dépendance : le cinquième risque




2 millions de Français auront plus de 85 ans en 2015.

La France compte aujourd’hui un million de personnes dépendantes, c’est-à-dire qui n’ont pas suffisamment d’autonomie pour vivre seules, sans assistance.

Une place en maison de retraite coûte 2 200 euros par mois en moyenne.

Si l’on arrive à rester chez soi, il faut compter un budget d’aide à domicile d'au moins 1 800 euros.

Ces dépenses excèdent de loin les retraites moyennes, (entre 1 000 et 1 300 euros).

Les aides publiques actuelles ne suffisent pas. (Montant moyen : 450 euros).

Les ressources dégagées avec le lundi de Pentecôte travaillé ne couvrent pas les besoins.



Avec ces chiffres, on nous trompe.


Les maisons d'accueil des personnes âgées sont trop souvent des machines à sous.

On veut nous pousser, dès 50 ans, à souscrire une assurance privée supplémentaire
sur le « risque dépendance ».

Et surtout permettre aux départements ou à l’État de se rembourser sur l’héritage, au-delà d’un certain niveau de patrimoine, ce qu’on appelle la récupération sur succession.



Moins de solidarité collective, plus d’effort individuel
, c’est un modèle social français qui, lentement, se transforme.

Allons-nous laisser faire ça ?

samedi 8 janvier 2011

Nous sommes tous des dépendants

Notre modeste blog exprimera, de loin en loin, nos préoccupations : celle que l'actualité nous fournit et qui nous touche, celle, permanente, des personnes qui, comme on dit, "prennent de l'âge".

Afficher l'image en taille réelle
Nous avions déjà souligné que la dépendance fait partie de la condition humaine.

Que le gouvernement s'en saisisse est une nécessité. La façon dont il le fait nous inquiète car, de nouveau, c'est vers l'initiative privée, la marchandisation de l'aide et des soins qu'on semble vouloir se tourner.

1 200 000 personnes touchent l'APA.
70% de la dépense est payée par les départements.
Plus de 5 milliards d'euros manqueraient pour financer la dépendance !
80 000 personnes, en France,atteignent les 80 ans chaque année.

Il faudra choisir entre la solidarité et le commerce gériatrique.

La perspective d'une "5ème branche" de la Sécu n'est guère appréciée par le ministre de la santé. Taxer les successions fait son chemin. Une 2ème journée de solidarité est envisagée. La CSG des retraités pourrait passer de 6,6% à 7,5%, comme pour les "actifs". Une assurance complémentaire santé (privée !) pourrait devenir obligatoire, à partir de 50 ans.



Et si l'on demandait l'avis des intéressés.
Pas seulement celui des "vieux", celui de tous les français !
Il semble que demander aux citoyens concernés ce qu'ils pensent, se fasse rare...

Nous y reviendrons !


vendredi 7 janvier 2011

Islam et islamisme


Ce qui ressort de nos échanges mensuels peut être repris ici.
Aujourd'hui, nous préoccupe la violence à motivation religieuse.




L'Islam est une religion; l'islamisme est une idéologie.
Tous les "ismes" sont des systèmes clos construits autour d'une idée-force.
L'islamisme n'échappe pas à ce risque de sectarisme.

Les Musulmans ne sont pas nécessairement islamistes.
La religion musulmane ne se présente pas partout sous un même visage.
Ici, la religion conduit à la violence; là, elle l'interdit.

Assassiner des innocents par conviction religieuse est insupportable !
Se suicider en croyant donner sens à sa vie est une aliénation affreuse.
Tout fanatisme religieux banalise la mort et doit être rejeté.



Les fanatismes traversent toutes les religions et les détruisent.
Ils peuvent aussi être le fait d'organisations politiques, souvent nationalistes.
C'est le volonté de n'accepter d'autre vérité que la sienne qui est meurtrière.

Méfions nous des vérités déifiées, sacralisées.
La vérité s'approche mais ne se possède pas.
Le respect et la tolérance n'ont aucune frontière.

Les convictions peuvent être fortes mais il faut admettre nos fragilités.
Nous pouvons nous tromper; nous nous trompons; le nier est dangereux.
L'Islam radical, l'intégrisme catholique sont incompatibles avec l'amour .

La sagesse de qui prend de l'âge exclut... d'exclure de qui diffère de moi !
La complexité du monde oblige à beaucoup de modestie.
Qui tue par conviction n'a aucune justification à faire valoir.

Le meurtre de masse comme arme politique est un crime inexpiable.
Qui y pousse les fanatisés est plus coupable encore.
La banalisation des actes kamikases est une régression des civilisations.

Ceux qui enferment les fous dans l'impasse du désespoir sont à dénoncer.
Ceux qui sèment la haine dans le cœur d'autrui sont impardonnables.
Bref, analysons toutes les causes de l'horreur : elles sont partagées !

L'islam n'est pas la cause de ces monstruosités ultra violentes.
L'islamisme est pourtant, actuellement, souvent derrière ces crimes.
Les "guerres de religion" sont de tous les temps.


.

mercredi 24 novembre 2010

Dépendance, assurance, assistance...


Nul ne songe à dépendre d'autrui.
L'enfant comme le grand vieillard y est pourtant contraint.
La vie dépend de l'assistance qu'on reçoit à un moment ou à un autre.
Malades, nous sommes aussi dépendants, assistés.

Un sourd reproche couve : "plus ils vieillissent, plus ils nous coûtent".
Eh bien oui, vivre coûte et aider à vivre aussi.
Une société juste n'aide pas à vivre que ceux qui rapportent ?
L'assistance (mutuelle!) est la condition même de la dignité humaine.

Va-t-il falloir payer plus pour couvrir les frais de la dépendance ?
Pourquoi pas ! Mais de quelle dépendance va-t-il s'agir ?
D'entreprises de gériatrie ou de solidarité intergénérationnelle ?
Va-t-on payer pour "faire du fric" ou vivre mieux la fin de la vie ?

http://a21.idata.over-blog.com/300x400/2/50/28/64/humour/12Assurances.jpg

Ce qui se passe pour les retraites n'est pas sans inquiéter !
Il faudrait travailler plus parce qu'on vit plus longtemps !
Travailler, soit, mais pas pour enrichir autrui, pour servir... !
Être toujours plus utile, oui; être plus exploité, non !

Être en retraite sans être en retrait, disions-nous.
Tel est l'enjeu de société, à présent :
Vivre longtemps sans être une charge mal supportée,
Vivre longtemps comme une chance et non une malchance,

Assister, c'est seconder, protéger, soigner, accompagner...
C'est un beau mot et il est inquiétant qu'on le laisse se dévaluer !
On ne peut bien vivre sans assister : pas en spectateur, en acteur.
Le monde de centenaires qui vient a besoin d'assistance.

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lundi 21 juin 2010

Retraites à la baisse pour tous ?


Communiqué de la Ligue des Droits de l'Homme (extrait).


Les réformes annoncées préparent un recul social d’une extrême gravité.
Le recul de l’âge légal à 62 ans et l’âge de la retraite à taux plein à 67 ans produirait une baisse des pensions, aggraverait les inégalités, notamment face à l’espérance de vie.
Les femmes compteraient une fois de plus parmi les principales victimes de ce nouveau dispositif. Les jeunes enfin seraient pénalisés dès la sortie des études par l’allongement du temps de travail de leurs aînés.
A cela s’ajoute le fait que la pénibilité comme phénomène global est niée ; seuls seraient pris en compte des cas d’usure individuelle immédiate et patente.
Inégale en son contenu, cette « réforme » est également injuste en son financement. En effet, celui-ci reposerait pour l’essentiel sur une ponction prélevée sur les salaires.


https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgaIHD_iUsq3PN10rWHseTKi977JSfWOIuGwxNe_7jdEi9lfigwJQz8taPmUwIY5Ts3SKj7akk-tFb-ZtA52uawuZXRJOEa9jdVbg_OjyNkEDbfTEvl372s-8KoXXQKtJdjzH_lc-MXGiIg/s320/medium_retraite.jpg

samedi 12 juin 2010

Pêchez mais ne mangez plus !


La consommation de poissons de la Seine et de l’Oise interdite.
(11/06/2010)

Par arrêté préfectoral daté du 11 juin, le préfet du Val d’Oise a interdit la consommation et la commercialisation de poissons pêchés dans la Seine, l’Oise et l’Esches. La préfecture justifie cette décision par la découverte de taux de contamination en dioxines et polychlorobiphényles de type dioxines (PCB-DL) supérieurs aux normes admises sur ces poissons. Une contamination dangereuse pour la santé humaine. La pratique de la pêche demeure cependant autorisée. L’arrêté d’interdiction restera en vigueur « jusqu’à ce qu’il soit établi par des analyses complémentaires favorables que ces mesures ne s’avèrent plus utiles à la maîtrise du risque pour la santé publique. »

http://www.vonews.fr/article_10190 ©vonews - Jun 2010