vendredi 18 mars 2016

Allons-nous vers la fin de la civilisation ?

Faut-il être conservateur ?, demande-t-on à Michel Onfray dans le Figaro du 25 mars 2016


Il répond : Ni conservateur ni réactionnaire. Contrairement à Alain Finkielkraut ou Éric Zemmour, je ne crois pas que nous puissions restaurer l'école d'hier ni même que ce soit souhaitable. Si je partage leur pessimisme concernant la destruction de la civilisation occidentale par le néolibéralisme qui dicte sa loi, je me distingue d'eux sur les solutions. On ne peut revenir en arrière, sauf à entrer dans une logique de dictature où l'on demanderait à un nouveau César de se couper totalement de l'Europe et du monde en restaurant les frontières. Cela ne me paraît ni possible ni souhaitable. La vérité cruelle est que notre civilisation s'effondre. Elle a duré 1500 ans. C'est déjà beaucoup

vendredi 13 novembre 2015

COP21 et urgences climatiques




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C'est l'alerte ! Ce qui était, jusqu'à présent, si peu médiatisé, fait le buzz : "il y a le feu à la planète", comme disait Jacques Chirac !

Les climatosceptiques ont perdu la partie et les effets du réchauffement climatique se font de plus en plus ressentir.

Il y aura encore, certes, des hivers très froids, mais la moyenne des températures continue de s'élever. Et c'est dramatique !

S'en tenir à 2 degrés d'élévation des températures planétaires ne sera sans doute pas tenu.

Jamais, depuis des siècles, sur Terre, on n'avait connu des années aussi chaudes qu'en 2014 et 2015.

L'exceptionnelle rencontre de presque tous les chefs d'États, à Paris, bientôt, nous vaudra d'excellents discours, mais pour quoi faire ?

La volonté politique nécessaire pour faire cesser la dégradation de l'environnement à cause de l'activité humaine n'est pas suffisante.

Le poids des lobbies économiques est trop lourd pour que des changements notables apparaissent à court terme.

Nous-mêmes, drogués par la publicité consumériste, sommes-nous prêts à changer de mode de vie ?

Une course contre la montre est engagée, mais comment se décider à agir vite pour préserver un avenir que nous ne verrons pas ?

Nicolas Hulot a publié un petit livre : Osons qui mérite la lecture, mais l'auteur est entre deux eaux : s'il dénonce clairement la cause des désordres climatiques : le système économique actuel, comment peut-il rester, maintenant, le conseiller des présidents (hier de Chirac, aujourd'hui de Hollande).

Une rupture intellectuelle est à effectuer, loin des tous les discours politiciens. Il y va de la vie des générations à venir, de celles de nos enfants et petits enfants, et des autres aussi; non encore conçus.

Vivre modestement, penser comme on vit et vivre comme on pense, n'est plus seulement éthique, c'est devenu indispensable, obligatoire et primordial.

L'écologie a changé d'âme : elle n'est plus une affaire de parti. Au sens exact du mot (l'organisation de la vie en-commun, indispensable à toute l'humanité) Elle est devenue entièrement politique.

Écologie et économie sont l'envers et l'endroit d'une seule et même médaille : celle de notre histoire. 

Il nous faut changer et d'économie et de politique. Tout le monde le pressent et même le sait mais personne n'ose. Sans la détermination des citoyens, les gouvernants tergiverseront encore... À nous d'agir !

jeudi 22 octobre 2015

Rechercher et trouver refuge



2015 : Jamais, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, 
de tels déplacements de population ne s'étaient produits en Europe ! 

La Seconde Guerre mondiale et l’après-guerre avaient provoqué
les plus gros déplacements de population de l’histoire moderne.
Plus de 40 millions de personnes sont déplacées en Europe en mai 1945,
sans compter les Allemands fuyant l’armée soviétique à l’Est,
les travailleurs forcés étrangers en Allemagne (11,3 millions),
et les quelque 13 millions d’Allemands de souche expulsés, plus tard,
d’URSS, Pologne, Tchécoslovaquie, et autres pays d’Europe de l’Est.

On comprend mieux l'attitude de l'Allemagne vis à vis des réfugiés.

En France, même les grandes immigrations, parfois de l'ordre du million,
Italiens, Espagnols, Algériens, Portugais, Marocains, Tunisiens,
Maliens..., sans oublier les boat people vietnamiens,
n'ont entrainé de pareils flux de populations.

Au reste, les besoins de main d'œuvre nous ont fait attirer
des travailleurs qu'on allait chercher dans leurs pays, (jusqu'en 1974).

N'oublions pas le retour d'un million de « Pieds Noirs », après 1962.

200 000 Hongrois avaient quitté leur pays, après la répression de 1956.

750 000 Palestiniens furent chassés des zones sous contrôle juif en 1948.

La création du HCR, en 1950, est due à ces flux de réfugiés partout.

Ces données éclairent la situation contemporaine. 

Mais l'Europe n'a pas tout vu :
les réfugiés climatiques pourraient être plus nombreux encore !

Nous savons ce qui va se passer mais nous ne nous y préparons pas.
Là est le plus grand danger !

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mardi 17 mars 2015